Pas une guerre, une guérison ! Une résilience à soutenir…

Le 13 mars dernier, l’Etat français renvoyait chez eux l’intégralité des élèves et étudiants du pays. Une semaine avant l’instauration d’un confinement en France, une catastrophe pour notre association dont l’essentiel des activités se réalise dans les établissements scolaires de l’agglomération niçoise, des écoles primaires aux lycées en passant par les collèges. Chômage technique donc jusqu’au 4 mai prochain a minima. Mais pas chômage partiel par contre pour nous qui travaillons sous statut d’auto-entrepreneur pour chacune de nos interventions en éducation à la presse et aux médias, en ateliers philo…

C’est dans ce contexte que l’on peut désormais qualifier sans risque d’historique que nous sollicitons cette fois votre aide.
Avec pourquoi pas, à travers votre soutien, la possibilité de faire d’une pierre deux coups : soutenir nos projets éducatifs à court et moyen terme (confinement ou pas, nos apprentis reporters continuent de poster sur le site echos-vallee.fr), permettre l’édition d’un média indépendant de qualité qui ferait de la « résilience territoriale » le coeur de sa ligne éditoriale.

Oui, résilience.
C’était un « grand mot » pour beaucoup jusqu’à présent. Un concept passablement « intello ». Et voilà que le Président français en a fait le nom d’une vaste opération militaire contre ce nouvel ennemi invisible qui ne connaît aucune frontière d’aucune sorte. Ni géographique, ni sociale. Insulaire ou enclavé, premier ministre ou détenu : même tarif ! De fait, le terme est plus courant chez les militaires pour des raisons évidentes. Certes, ce même président peut lui-même être taxé de préciosité et d’élitisme à travers les mots qu’il décide parfois d’intégrer à ses discours. N’avait-il pas parlé d’hémistiche lorsqu’il évoquait la moitié de son mandat à l’automne dernier ?

Il n’empêche. Le mot est lâché à heures d’audience maximale sur les JT de France. La résilience est officiellement le nouveau storytelling des nations. Et davantage encore : des territoires. Tel était en substance, le message du « Petit traité de résilience locale » publié en 2015 aux éditions Charles Leopold Mayer. Ouvrage collectif (Agnès Sinaï, Raphaël Stevens, Hugo Carton et Pablo Servigne) qui expliquait que la résilience « s’adresse à la fois aux individus, aux collectivités et aux élus locaux qui sont en première ligne pour maintenir les fondamentaux de notre société : santé, alimentation, transport, gestion des ressources vitales, énergie, habitat. Loin de prôner le repli sur soi, les stratégies de résilience encouragent le partage, la coopération, l’autonomie créatrice et l’imagination de tous les acteurs locaux. »
Pour le moins visionnaire ce petit opuscule d’une centaine de pages concluait notamment en affirmant que « L’hyperconnectivité des sociétés mondialisées les rend très vulnérables tant à des épidémies qu’à des accidents technologiques. D’où un second paradoxe : la résilience telle que nous l’entendons est un ensemble d’outils pour le « grand débranchement », une panoplie de nouveaux métiers à des échelles de proximité permettant de regagner de l’autonomie par rapport à un système industriel tout en se reconnectant les uns aux autres et à la nature. C’est le principe de base des initiatives de transition. »

La même année, un grand magazine sortait en kiosques : le magazine Ressources. Je plaisante bien sûr… Disons que nous tentions de jouer dans la cour des grands. De 2015 à début 2018, en 8 numéros, vous avez pu constater le niveau d’engagement et de professionnalisme que fut celui de ce petit « média de proximité ». Et si nous projetions ensemble de donner une suite à cette belle aventure autour d’un nouveau média qui ferait la part belle à la résilience dans le prolongement de la ligne éditoriale que la plupart d’entre vous connaissent bien : indépendance, journalisme de solution, investigation sans concession, décloisonnement ?

Et si nous écrivions ensemble les chroniques de cette résilience locale dont il est quasi certain qu’elle sera le bénéfice collatéral de cette dramatique pandémie ? Nos gouvernants nous parlent de « guerre », et ne sont donc visiblement pas encore capables de pouvoir associer le concept de résilience autrement qu’à un lexique martial : ennemi, guerre totale, première ligne, combat, terrasser… C’est cet imaginaire qu’il convient également de transformer comme nous le rappelle avec pertinence Christine Marsan :  « Continuer à enseigner L’Art de la guerre ou Le Prince dans les écoles de commerce, de stratégie, à Sciences Po ou dans les séminaires de stratégie à l’attention des dirigeants, pose trois types de problèmes. Le premier est le postulat négatif de l’être humain, le deuxième est lié aux représentations véhiculées par la notion de guerre qui renforce l’imaginaire de l’affrontement et le troisième est l’anachronisme avec la réalité de la guerre et l’évolution de la conscience humaine. » (Entrer dans un monde de coopération, Une néo-RenaiSens, Edition Chronique Sociale, 2013).

Et si nous réalisions ensemble ce nouveau média régional, voire national, des chroniques de la résilience territoriale qui se concevrait comme vitrine des bonnes pratiques autant que comme lien entre les initiatives les plus inspirantes ?
Une « Nation d’apprenants » à l’heure du Covid-19 ? Très bien ! Et pourquoi pas après cette crise sanitaire une nation d’apprentis résilients ? Elus, entrepreneurs, associatifs, éducateurs, citoyens…

Certains d’entre vous se sont déjà engagés sur un engagement mensuel et nous tenons à les remercier à nouveau ici.
Objectif pour permettre d’activer ce nouveau projet d’édition dont le business plan est déjà écrit : 600 soutiens de ce type.

La résilience, c’est faire d’un traumatisme sinon une réussite, à tout le moins un projet de vie stable et épanouissant.

Merci dans cette épreuve collective sans précédent, et dont la réponse n’est pas une guerre mais bien une guér-ison, d’aider l’association Ressources à envisager de nouveaux projets utiles à son niveau. Qu’il s’agisse des jeunes comme des moins jeunes, faire notre part au quotidien avec ces quelques compétences qui nous sont les plus naturelles : informer, transmettre, coopérer.

Particuliers, aidez utile !
Investisseurs, investissez utiles !
Mécènes, soutenez utile !

Quels que soient les niveaux de soutien, ils sont utiles. Car si les deux précédentes grandes révolutions de l’humanité (Néolithique et industrielle) n’avaient rien à guérir avant que de se déployer, la Troisième Révolution qui se fait imminente fera les deux en même temps : inventer dans la résilience. Nul doute que l’éducation et l’information  auront toute leur utilité dans ce grand projet collectif.

Portez-vous bien et ressourcez-vous plus que jamais :
le vrai travail va bientôt commencer…

MERCI !

(Crédit photo : DR, interview de Marcel SARR, Responsable Pôle Médiation de l'association ADAM (06) avec les élèves du collège Jules Romains)

——–

NOUS AIDER, c’est ICI via la campagne de dons RESSOURCES & VOUS

3 réflexions au sujet de “Pas une guerre, une guérison ! Une résilience à soutenir…”

  1. Quel courageux et engagé appel et , …offre de service !
    Je peux participer en écrivant des articles de ce qui vit, cherche à résilier, est en cours de résilience, je peux participer en diffusant autour de moi cet appel, je peux participer en m’informant sur ce que RESSOURCES fait, produit et projette …, je peux participer en misant (financièrement) sur ces actions en cours et Avenir, et en récupérer un immense bénéfice notamment auprès des enfants, des jeunes formés par RESSOURCES à la citoyenneté du partage, de l’autonomie résiliente et productrice de valeurs humanistes et sociétales. Je peux, j’aime, je fais, là où je suis, à la hauteur de mon pouvoir décisionnaire, sans honte ni reproche !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci plein Laure, non seulement pour ce retour des plus enthousiastes mais aussi pour cette proposition d’engagement à nos côtés. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues par chez nous, et quand de surcroît elles sont expertes comme cela est ton cas, c’est une vraie chance. Je t’appelle dans la journée comme c’était prévu. Bises

      J'aime

Répondre à stephanerobinson Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s